Réforme des retraites : pourquoi le système français est si complexe

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Réforme des retraites : pourquoi le système français est si complexe 5
En décembre 2019, Edouard Philippe a présenté son projet de réforme du système des retraites : fondre dans un régime unique les 42 caisses de retraites et abolir les 13 régimes spéciaux. Un projet qui suscite d'intenses oppositions, grèves et manifestations.

En 1953 et en 1995, les gouvernements de Joseph Laniel et d’Alain Juppé avaient eux aussi tenté d’uniformiser les régimes de retraite. Sans succès. Par deux fois, la contestation sociale est parvenue à faire reculer les projets gouvernementaux.

Pour comprendre cet attachement aux régimes particuliers, il faut remonter au début du XXe siècle, à une époque où syndicats patronaux (CGT en tête) comme ouvriers ne voulaient pas d’un système de retraite géré par l’Etat.

Sources :

La loi sur les retraites ouvrières et paysannes, 1910 :

Sur les débats provoqués par la loi de 1910 :

La loi du 5 avril 1928 modifiée par la loi du 30 avril 1930 sur les retraites pour tous les salariés les plus modestes :

La loi établissant le régime des retraites des mineurs en 1894 :

Sur l’histoire des retraites entre 1914 et 1939 :

Sur l’histoire des régimes spéciaux en France :

Sur l’émergence d’une solution politique au problème de la vieillesse ouvrière :

Sur la puissance de la CGT en 1945 :

💬 Comments on the video
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Très bonne vidéo explicative, je ne savais pas que le système de retraite existait depuis si longtemps, et que il n'était pas forcément financé par l'état, merci Le Monde

Author — Mitsketa Aryu

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"Un système qui perdure toujours depuis"
Edouard Philippe: "Hold my beer"

Author — World of Wonderer

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Il y a tout de même une erreur majeure lorsque vous parlez de 1945 et de l'Etat. Car la Sécurité sociale, et en particulier le Régime général, n'ont en principe rien à voir avec l'Etat. L'Etat collecte l'impôt. Là, il s'agit de cotisations sociales. Ces cotisations alimentent des caisses qui sont gérées jusqu'en 1967 au 3/4 par des salariés élus. La masse financière d'alors représente 1 fois et demi le budget de l'Etat. Ce que posent Parodi, Laroque et Croizat, c'est la gestion de la Sécu par les travailleurs et travailleuses. La volonté était de créer un régime unifié, dans lequel seraient incorporés les avantages des dix régimes spéciaux. L'idée étant de dire ce sont les travailleurs qui produisent la valeur économique, et ils décident d'affecter une part de la valeur produite à la production de santé, et à la poursuite du salaire durant la retraite. Ils posent la retraite comme étant le droit à la poursuite du salaire, et non pas comme étant le fruit des cotisations passées. Ce n'est pas du salaire différé, c'est du salaire continué. Et c'est bien ça que le gouvernement veut abattre, c'est la reconnaissance du salaire, c'est à dire d'un travail libéré de l'emploi, libéré du carcan dans lequel le libéralisme le limite, et sur lequel il n'aurait plus aucune prise.

Author — Stephane Simard-Fernandez

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A aucun moment n'est évoqué ce qui est ici central, à savoir que l'accès à la retraite est le fruit de luttes sociales

Author — Lucas R Q

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Le Conseil National de la Résistance n'est même pas nommé

Author — Hum de BUT

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1 siecle plus tard on a toujours la meme confiance envers l'état

Author — SiccMade

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Ambroise Croizat n'est même pas mentionné...

Author — Hicham49Ros

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PRÉCISION IMPORTANTE : Conformément à la politique d’unification menée par l’État depuis 1919, il eût été logique en 1945 lors de la création du régime général des retraites de prendre les systèmes les plus favorables comme modèles afin que le régime universel ne conduise pas à des pertes, ce qui aurait précisément atteint ce consentement à la cotisation qui est le fondement de la nouvelle Sécurité sociale.

Mais cet ajustement par le haut semble difficile au sortir de la guerre. Pour plusieurs raisons. D’abord, par manque de moyens. Dans la France de la Libération, le régime général de retraite ne peut être qu’une protection encore réduite. Un alignement par le haut semble encore une perspective lointaine. Le maintien des régimes spéciaux est donc finalement accepté par la CGT et la gauche comme des systèmes « pionniers », un « horizon à atteindre », comme le dit l’historien Michel Dreyfus dans un colloque de 2007 sur le sujet. D’une certaine manière, maintenir les systèmes préexistants permettait d’exercer une pression à la hausse sur le régime général. C’était alors la garantie des améliorations à venir....à venir

Author — Allmytomorrows

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La plus grande pénibilité le BTP les petits Ouvriers et personne ne leurs garantie la retraite a 55ans ...les dindons de la farce !

Author — Malik G

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2:40 ouais bah c'est facile a comprendre ils avaient bien raison d'avoir ces craintes

Author — Ockhalm Makeule

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À quelle heure la fin des régimes spéciaux des élus ?

Author — Zecky

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Je vous invite à écouter l'intégralité de l'audio suivant (30 minutes) :

Author — Ismaline prod

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Fin des régimes spéciaux mais pas d'âge pivot et surtout cotisation normale au delà de 10000€ de salaire !
Sans ces cotisations un trou de plusieurs milliards d'euros apparaitra IMMEDIATEMENT.

Author — Melpheos1er

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Travailler sur les lois et des explication sur les lois du parlement

Author — Rebecca Sivet

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Si l'état était aussi clair que cette vidéo.
On, n'habitueraient ces gouvernants et tous ces parisites qui gravitent autour de mentir aux français .

Author — karl Jeason

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Clair neutre et précis. Merci pour ce travail de recherche et de synthèse.

Author — jean-marc robert

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42 régimes... ? alors que la sécurité sociale en reconnaît 13. Vous faites un sujet aussi là dessus ?...

Author — Joël Roessel

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La nationalisation du système social, qui était privé majoritairement depuis le XIXe siècle et fonctionnait plutôt correctement, sans être parfait, est une volonté du ministère du travail de René Belin, sous Vichy. La France n’étant pas encore complètement à plat en 40/41, les corporations ont refusé de passer sous la coupe de l’Etat selon le principe socialiste du ministre.
En 1945, la France étant exangue, et avec un poids communiste évident, de gaulle et son ministre Croizat ont pratiqué de grandes nationalisations, dont les SSM et la retraite, sur la base du projet de loi de René Belin, en y ajoutant une forte administration en région. Pour ne pas heurter les sensibilités et risquer un rejet dans une période tendue, des régimes spéciaux ont été favorisés. Les indépendants ne sont jamais entrés dans le régime général, pas plus que les agriculteurs et globalement tous ceux qui avaient refusé nettement la réforme Belin 4 ans auparavant.
Les régimes genre SNCF étaient prévu pour ne pas durer, c’était pour faire passer la pilule. Il faut rappeler que le train était privé à 70% dans les années 30, il est passé à 100% public en 45.

Author — Utoριλ Mcoc

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video instructive et forcément non exhaustive, vu le temps imparti, à notre charge d'approfondir,
merci pour les commentaires concernant le CNR, trop jeune pour connaitre,
concernant les premières prises en charge sociales, et non la retraite, en alsace, dans les mines d'argent au 16ème siécle, la famille des mineurs décédés, jeunes et rapidement vu les conditions, étaient prise en charge au moyen d'une caisse commune, financée par le salaire je suppose?

Author — jean michel schuler

Author

travailler sur des doccument sur l histoire de la retraite en france

Author — Rebecca Sivet